Installation du médecin : Exercice en libéral, salarié ou mixte ? Quelles différences ? (2ème partie)
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Cet article sur l’installation du médecin libéral propose une vision complète des démarches, des aides disponibles et des choix structurants à anticiper.
L’installation en exercice libéral constitue une étape structurante dans la carrière d’un médecin. Elle ne se limite pas à un changement de statut, mais engage une transformation profonde du cadre d’exercice, impliquant à la fois une autonomie professionnelle accrue et la prise en charge de responsabilités administratives, financières et organisationnelles.
Dans un contexte marqué par les tensions d’accès aux soins et l’évolution des modes d’exercice, ce projet s’inscrit désormais dans un environnement structuré par les politiques publiques. Il nécessite une préparation rigoureuse, intégrant à la fois le choix du mode d’exercice, la compréhension des dispositifs d’aide et l’anticipation des risques.
L’installation en libéral correspond au fait pour un médecin d’exercer son activité de manière indépendante, en cabinet individuel ou au sein d’une structure collective, en assumant directement la gestion de son activité, ses charges et son organisation. Concrètement, l’installation en libéral implique de gérer à la fois son activité médicale et l’ensemble des aspects administratifs et financiers du cabinet. Elle s’oppose à l’exercice salarié et hospitalier où le médecin n’est autonome que pour son activité médicale.
L’installation libérale repose en premier lieu sur la définition d’un projet professionnel cohérent. Le médecin doit arbitrer entre plusieurs formes d’exercice, chacune répondant à des logiques différentes en matière d’organisation, de niveau de charges et de conditions de travail.
L’exercice individuel « isolé » offre une autonomie complète mais expose davantage aux contraintes de gestion et à l’isolement professionnel. À l’inverse, l’exercice en groupe permet de mutualiser les moyens et de partager les contraintes, tout en introduisant une interdépendance entre associés. Enfin, l’exercice coordonné, qui s’inscrit dans une logique territoriale plus large, tend à devenir un modèle structurant dans l’organisation des soins.
En pratique, ce choix initial conditionne non seulement les modalités d’exercice, mais également les besoins en matière de protection sociale et de sécurisation de l’activité.
L’évolution du système de santé conduit à privilégier des formes d’organisation fondées sur la coordination entre professionnels. Un espace dédié de l’Assurance Maladie détaille les modalités de l’exercice coordonné (Ameli). L’exercice coordonné repose sur une logique de coopération structurée, visant à améliorer la qualité des soins et la continuité des prises en charge.
Les maisons de santé pluriprofessionnelles constituent l’illustration la plus concrète de ce modèle. Elles regroupent des professionnels de santé libéraux autour d’un projet de santé validé par l’agence régionale de santé. Cette organisation implique la mise en place de protocoles partagés, de temps de concertation et d’une gestion collective de certaines dimensions de l’activité. Elle permet également de mutualiser les moyens matériels et humains, contribuant ainsi à améliorer les conditions d’exercice.
À une échelle plus large, les communautés professionnelles territoriales de santé organisent la coordination entre les acteurs d’un même territoire, sans nécessairement reposer sur un regroupement physique. Elles reposent sur une logique d’adhésion volontaire et s’inscrivent généralement dans un cadre associatif. Elles peuvent ainsi regrouper l’ensemble des acteurs d’un territoire, qu’il s’agisse des établissements de santé, des structures médico-sociales, des acteurs publics ou privés, mais aussi des professionnels de santé libéraux, qu’ils exercent à titre individuel ou au sein d’une maison de santé pluriprofessionnelle. Elles visent à faciliter l’accès aux soins, structurer les parcours patients et répondre aux besoins de santé de la population.
Ces formes d’organisation bénéficient de financements spécifiques de la part de l’Assurance Maladie, notamment via des accords conventionnels interprofessionnels qui permettent de rémunérer le temps consacré à la coordination et aux actions collectives.
Le choix du territoire constitue un facteur déterminant dans la réussite du projet. Il influence directement le potentiel d’activité, les conditions d’exercice et l’accès aux dispositifs d’aide.
Les agences régionales de santé ont mis en place un zonage permettant d’identifier les territoires où l’offre de soins est insuffisante. Ces zones ouvrent droit à des aides spécifiques destinées à favoriser l’installation et le maintien des professionnels de santé.
Les aides à l’installation s’inscrivent dans une logique globale de rééquilibrage territorial.
Elles sont centralisées par l’Assurance Maladie sur un portail permettant d’identifier les dispositifs mobilisables en fonction de la situation du praticien et du territoire choisi.
Les aides financières directes constituent un premier niveau de soutien. Elles prennent la forme de forfaits versés lors de l’installation, dont le montant varie selon le classement du territoire. À ces aides s’ajoutent des dispositifs plus structurants, comme le contrat d’aide à l’installation des médecins, qui prévoit le versement d’une aide pouvant atteindre 50 000 € en contrepartie d’un engagement d’exercice sur plusieurs années en zone sous-dotée.
La phase de démarrage fait également l’objet de dispositifs spécifiques. Le contrat de début d’exercice permet de sécuriser les premières années d’activité en garantissant un niveau minimal de revenus. Ce mécanisme compense l’écart entre les revenus réellement perçus et un seuil de référence, limitant ainsi le risque financier lié à la montée progressive de la patientèle.
Par ailleurs, les médecins installés dans ces territoires bénéficient de compléments de rémunération, notamment à travers la majoration du forfait médecin traitant, ce qui permet d’améliorer durablement les revenus liés à l’activité.
En amont de l’installation, le contrat d’engagement de service public permet aux étudiants en médecine de percevoir une allocation pendant leurs études, en contrepartie d’un engagement à exercer dans une zone sous-dotée.
À ces mesures nationales s’ajoutent des dispositifs fiscaux, notamment en zone de revitalisation rurale, ainsi que des aides proposées par les collectivités locales.
L’installation en libéral suit une chronologie qui permet de sécuriser le projet et d’éviter les ruptures dans le démarrage de l’activité. En amont, le médecin précise son projet d’exercice, choisit son mode d’organisation et identifie son lieu d’implantation, en intégrant les dispositifs d’aide éventuellement mobilisables. Cette phase inclut souvent des remplacements libéraux ou une activité salariée préalable notamment sous forme de remplacements ou de vacations en établissements de santé, qui permettent de consolider l’expérience et de préparer l’installation.
Une fois le projet stabilisé, la reconnaissance du droit d’exercer constitue le point d’entrée des démarches, avec l’inscription à l’Ordre des médecins et l’obtention du numéro RPPS. Le médecin engage ensuite les formalités auprès de l’Assurance Maladie, notamment pour son enregistrement et son conventionnement, afin de pouvoir facturer ses actes et être référencé dans l’annuaire des professionnels de santé.
En parallèle, la création de l’activité libérale est réalisée via le guichet unique, permettant l’immatriculation administrative, l’attribution du numéro SIRET et l’affiliation aux organismes sociaux, notamment l’URSSAF et la CARMF.
Enfin, la mise en place de l’organisation du cabinet, qu’il s’agisse du local, des équipements ou des fonctions support, permet d’assurer une entrée en activité dans des conditions opérationnelles.
Cette progression, qui s’étend généralement sur plusieurs semaines à plusieurs mois, nécessite une coordination rigoureuse afin d’éviter tout décalage entre la réalisation des démarches et le démarrage effectif de l’activité.
Au-delà des démarches formelles, l’installation en libéral comporte plusieurs points de vigilance qui peuvent conditionner la réussite du projet. Le premier concerne l’anticipation des délais administratifs, qui peuvent varier selon les organismes et retarder le démarrage effectif de l’activité si certaines étapes ne sont pas engagées suffisamment en amont.
La structuration financière du projet constitue également un enjeu majeur. L’évaluation des charges fixes, des investissements initiaux et du niveau d’activité nécessaire pour atteindre l’équilibre doit être réalisée avec précision, notamment dans les premiers mois d’exercice où la patientèle se constitue progressivement. La réalisation d’un prévisionnel avec l’appui d’un expert-comptable ou une association de gestion agréée peut être un plus. Il sera indispensable si vous pensez recourir à un emprunt. En effet, votre banquier en exigera un pour la complétude de votre dossier de financement.
La question de la protection sociale est souvent sous-estimée. L’absence ou l’insuffisance de couverture en cas d’arrêt de travail peut fragiliser rapidement la situation du médecin, en particulier lorsqu’il supporte seul les charges de son activité.
Dans les structures de groupe, une attention particulière doit être portée à l’organisation juridique (choix de la structure sociétale : société d’exercice libéral ou de partage de moyens) et aux modalités de répartition des charges. Une mauvaise anticipation des règles de fonctionnement peut générer des tensions entre associés ou des déséquilibres économiques en cas d’arrêt de travail prolongé ou de décès d’un associé.
Enfin, le choix des partenaires d’accompagnement doit faire l’objet d’une analyse attentive. La pertinence des conseils délivrés et leur adéquation avec les besoins réels du médecin doivent être appréciées au regard des honoraires pratiqués.
Ces différents points ne remettent pas en cause l’intérêt de l’exercice libéral, mais soulignent la nécessité d’une préparation structurée et d’une approche globale du projet.
L’installation en libéral repose sur un enchaînement de formalités qui conditionnent le démarrage effectif de l’activité. Ces démarches s’inscrivent dans une logique progressive, depuis la reconnaissance du droit d’exercer jusqu’à l’immatriculation administrative de l’activité.
La première étape concerne l’inscription au tableau de l’Ordre des médecins. Contrairement à une idée répandue, cette inscription ne dépend pas du mode d’exercice, mais du fait même d’exercer la médecine. Elle est donc obligatoire aussi bien pour les médecins libéraux que pour les médecins salariés ou hospitaliers. Elle n’intervient pas automatiquement à l’obtention de la thèse, mais au moment de la première activité professionnelle. En pratique, la majorité des médecins sont déjà inscrits à l’Ordre avant leur installation en libéral, notamment parce qu’ils ont exercé auparavant comme remplaçants ou en établissement de santé.
L’inscription s’effectue auprès du Conseil départemental de l’Ordre des médecins du lieu d’exercice principal. Il existe ainsi une organisation territoriale avec un conseil par département, y compris en outre-mer. Les médecins remplaçants, y compris ceux titulaires d’une licence de remplacement, sont également enregistrés auprès de l’Ordre selon des modalités spécifiques. De même, les médecins en formation avancée font l’objet d’un enregistrement adapté. Cette étape permet l’attribution du numéro RPPS, identifiant unique du professionnel de santé.
Une fois cette reconnaissance obtenue, le médecin doit se rapprocher de la Caisse primaire d’assurance maladie de son lieu d’exercice. Cette démarche permet son enregistrement administratif, son inscription dans l’annuaire des professionnels de santé et, le cas échéant, son adhésion à la convention médicale. Le choix du conventionnement détermine les modalités de tarification des actes et les conditions de remboursement pour les patients.
L’installation implique également la création d’une activité indépendante via le guichet unique des formalités des entreprises, permettant l’attribution des numéros SIREN et SIRET et l’affiliation à l’URSSAF. En parallèle, le médecin doit s’affilier à la CARMF pour sa retraite.
Toute évolution du mode d’exercice doit enfin être déclarée à l’Ordre, afin de mettre à jour la situation professionnelle.
Au-delà des démarches administratives, l’installation implique la mise en place d’une organisation opérationnelle dont le niveau de complexité varie directement selon les choix d’exercice.
Dans le cadre d’une installation en cabinet individuel, le médecin assume l’ensemble des décisions et des investissements. Il doit organiser le fonctionnement du cabinet, choisir ses outils et structurer la gestion administrative. Le recours à un secrétariat externalisé digitalisé permet de limiter les charges fixes, tandis qu’un secrétariat présent au cabinet offre une relation plus directe avec les patients.
À l’inverse, une installation en maison de santé ou en cabinet structuré permet de s’intégrer dans une organisation déjà opérationnelle, avec des fonctions support mutualisées, réduisant les contraintes initiales.
| Création | + C’est moins coûteux
+ C’est plus rapide + Vous bénéficiez d’une grande liberté de décision (notamment concernant les personnes que vous recrutez)
|
– C’est plus risqué (investir, obtenir un prêt sans avoir d’historique, démarrer l’activité tout en payant les charges…)
– Il faut créer votre patientèle
|
| Reprise | + Le cabinet est immédiatement opérationnel (personnel, patientèle)
+ Plus de facilités à obtenir un éventuel prêt bancaire (puisqu’il y a un historique d’activités) |
– Le montant de l’investissement (le rachat de patientèle est onéreux)
– Cela prend du temps (recherche, choix et entrée en fonction) – Vous devez être immédiatement prêt à exercer (pas d’accompagnement) – Nécessite d’avoir de bonnes relations avec le praticien qui cède son cabinet – Vous devrez accompagner le changement avec les employés – Il reste toujours une incertitude liée à la fidélisation de la patientèle (vous pouvez être comparé au médecin auquel vous succédez) |
Le recours à un assistant médical constitue une évolution notable. Ce professionnel permet d’optimiser le temps médical, et son recrutement peut bénéficier d’aides de l’Assurance Maladie dans le cadre d’engagements organisationnels.
La protection sociale des médecins libéraux repose sur des régimes obligatoires dont le niveau de couverture demeure limité, notamment en cas d’arrêt de travail. À ce titre, les indemnités journalières des professionnels libéraux versées par l’Assurance Maladie couvrent en principe les trois premiers mois d’arrêt, tandis que le régime prévoyance de la CARMF prend le relais à compter du 91ᵉ jour, sous forme d’indemnités journalières puis, le cas échéant, de prestations d’invalidité.
Le passage à l’exercice libéral s’accompagne d’un changement profond en matière de protection sociale. Contrairement à l’exercice hospitalier, dont l’internat constitue le mode d’entrée dans la profession, une partie des risques est alors couverte par le statut hospitalier porté par l’établissement employeur, en complément de la Sécurité sociale. Ce cadre permet notamment une continuité de revenus en cas d’arrêt de travail. Même s’il est possible par ailleurs de souscrire une couverture complémentaire dédiée, comme le contrat praticien hospitalier (CPH Prévoyance), accessible dès l’internat et proposé par GPM.
À l’inverse, l’exercice libéral repose principalement sur des dispositifs obligatoires dont le niveau de protection demeure limité. Les indemnités journalières ne permettent généralement pas de couvrir les charges professionnelles ni de maintenir le niveau de revenu.
La mise en place d’une prévoyance individuelle permet de compléter ces dispositifs en garantissant un revenu de remplacement et une protection en cas d’invalidité ou de décès.
L’exercice en groupe repose sur une mutualisation des moyens, mais implique également une interdépendance économique. L’absence d’un associé peut entraîner une désorganisation de l’activité et une augmentation des charges pour les autres.
Des contrats spécifiques, comme le contrat de pertes pécuniaires, permettent de couvrir les charges fixes du cabinet en compensant la perte d’activité de la structure en cas d’arrêt maladie, invalidité ou de décès d’un professionnel de santé de la structure.
L’installation doit être envisagée dans une perspective de long terme, intégrant les évolutions d’activité, les choix d’organisation et les conditions de transmission du cabinet. Au fil de la carrière, le médecin peut être amené à faire évoluer son mode d’exercice, en passant par exemple d’un exercice individuel à une structure de groupe, ou en intégrant une organisation coordonnée afin d’adapter son activité aux contraintes du territoire et à ses propres objectifs professionnels.
Cette trajectoire suppose également d’anticiper les enjeux économiques et juridiques liés à la valorisation et à la cession de l’activité. Selon le cadre retenu, qu’il s’agisse d’un exercice individuel ou d’une structure sociétale, les modalités de transmission diffèrent, tant sur le plan fiscal que sur celui de l’organisation des soins. La question de la continuité des soins de la patientèle, de la reprise des engagements contractuels et de la pérennité de la structure doit être intégrée en amont.
Enfin, la pérennité de l’activité repose aussi sur la capacité à adapter son organisation aux évolutions du système de santé, notamment en matière de coordination des soins, de transformation numérique et d’évolution des attentes des patients. Cette approche dynamique permet d’inscrire l’installation dans une logique de sécurisation durable et d’anticipation des transitions professionnelles.
La complexité des démarches rend l’accompagnement déterminant. En tant qu’assureur, Groupe Pasteur Mutualité n’a pas vocation à délivrer des conseils d’ordre juridique, fiscal ou social. Ces domaines relèvent de professionnels spécialisés, tels que les experts-comptables, avocats ou sociétés de conseil, qui accompagnent les professionnels de santé dans la structuration de leur projet d’installation. Il est recommandé de comparer ces accompagnements, d’en apprécier la pertinence au regard des besoins réels et de s’assurer de la cohérence entre les conseils délivrés et les honoraires pratiqués.
Dans ce cadre, les solutions proposées par Groupe Pasteur Mutualité visent à sécuriser les revenus et structurer l’activité dans la durée, en proposant des dispositifs adaptés à la fois à la sphère professionnelle, avec des garanties de prévoyance, de responsabilité civile professionnelle ou de multirisque professionnelle, et à la sphère privée, notamment en matière de complémentaire santé, de garantie « accidents de la vie » ou d’assurance auto et habitation.
Cette approche se décline également au travers de solutions dédiées, telles qu’EDUPRAT, organisme de formation permettant aux professionnels de santé de répondre à leurs obligations en matière de développement professionnel continu (DPC) et de formation médicale continue, ou encore FACIVI, service de conciergerie en ligne donnant accès à un ensemble d’avantages et de services comparables à un comité d’entreprise, au bénéfice des professionnels de santé et de leurs équipes.
L’ensemble de ces dispositifs est conçu pour accompagner les professionnels de santé, qu’ils exercent en cabinet individuel ou au sein de structures regroupées, en tenant compte des spécificités de leur activité et de leurs besoins.
L’installation en libéral repose sur trois piliers :
En résumé, l’installation en libéral repose sur une combinaison de choix professionnels, de démarches administratives et d’anticipation des risques, qui doivent être abordés de manière globale.
L’installation en libéral intervient généralement après une première phase d’exercice, le plus souvent à l’hôpital ou en remplacement. Elle suppose d’être titulaire du diplôme de docteur en médecine et d’être inscrit à l’Ordre des médecins. Il n’existe pas de durée minimale obligatoire d’exercice préalable, mais une expérience terrain est souvent recommandée.
Non. Certaines aides interviennent dès la phase de projet, notamment dans les zones sous-dotées. D’autres, comme le contrat d’aide à l’installation ou le contrat de début d’exercice, sont activées au moment de l’installation effective. Le portail de l’Assurance Maladie permet d’identifier précisément les dispositifs mobilisables selon la situation.
Les délais varient selon les organismes et la complétude des dossiers. En pratique, il faut compter plusieurs semaines à plusieurs mois pour finaliser l’ensemble des démarches, depuis l’inscription à l’Ordre jusqu’à l’immatriculation complète de l’activité. Une anticipation suffisante permet d’éviter les retards dans le démarrage.
Les deux options sont possibles. L’installation individuelle offre une autonomie complète mais implique une gestion intégrale de l’activité. L’intégration dans une structure existante, comme une maison de santé, permet de bénéficier d’une organisation déjà en place et de mutualiser les charges.
Le choix dépend du projet professionnel, des conditions d’exercice recherchées, mais également de la spécialité exercée. Certaines disciplines, comme la médecine générale, la dermatologie ou la rhumatologie, permettent plus facilement une installation en cabinet individuel, avec des besoins en équipements relativement limités. À l’inverse, des spécialités telles que la radiologie ou la biologie médicale nécessitent des investissements matériels importants, qui conduisent le plus souvent à privilégier des formes d’exercice regroupé afin de mutualiser les coûts et les infrastructures.
Le médecin libéral relève de régimes obligatoires qui assurent une couverture de base, notamment en cas d’arrêt de travail. Toutefois, ces dispositifs sont généralement insuffisants pour maintenir le niveau de revenu et couvrir les charges professionnelles. La mise en place d’une prévoyance complémentaire permet de sécuriser la situation financière.
L’accompagnement n’est pas obligatoire, mais il est fortement recommandé compte tenu de la complexité des démarches et des enjeux financiers. Différents professionnels peuvent intervenir, notamment des experts-comptables ou des avocats. Il est conseillé de comparer les offres et d’évaluer la pertinence des conseils proposés au regard du coût.
Oui. L’exercice de la médecine libérale impose la souscription d’une assurance en responsabilité civile professionnelle (RCP médicale). Cette obligation vise à garantir l’indemnisation des patients en cas de dommages causés dans le cadre des soins.
Exercer sans assurance RCP expose le médecin à des conséquences particulièrement lourdes. En cas de mise en cause de sa responsabilité, il devra assumer personnellement l’intégralité des indemnisations, qui peuvent atteindre des montants très élevés, notamment en présence de dommages corporels graves. Au-delà du risque financier, l’absence de couverture constitue également un manquement aux obligations professionnelles, susceptible d’entraîner des sanctions disciplinaires prononcées par l’Ordre des médecins, voire des conséquences sur la poursuite de l’activité.
La souscription d’une RCP adaptée constitue ainsi un préalable indispensable à tout exercice médical, au même titre que l’inscription à l’Ordre.
L’installation en libéral repose sur un équilibre entre projet médical, organisation et sécurisation financière. Les dispositifs publics offrent un cadre structurant, mais doivent être intégrés dans une stratégie globale.
La réussite du projet dépend ainsi de la capacité à articuler ces différents leviers dans une approche cohérente et durable.
Sources et références :
Mis à jour le 04/05/2026
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