Burn-out et gestion du stress des soignants à l’hôpital
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Le dispositif « Mon soutien psy » s’impose progressivement comme un pilier de la politique publique en matière de santé mentale. Il permet de consulter un psychologue remboursé par la Sécurité sociale, sous certaines conditions.
Mis en place en 2022, il s’adresse aux patients souffrant de troubles anxieux ou dépressifs d’intensité légère à modérée.
Depuis 2024, plusieurs évolutions majeures ont profondément modifié son fonctionnement. L’accès au psychologue a été simplifié, les tarifs ont été revalorisés et le nombre de séances remboursées a été augmenté. Ces transformations traduisent une volonté des pouvoirs publics de faciliter le recours aux soins psychologiques et d’intervenir plus précocement dans les parcours de santé.
Dans ce dossier, retour sur le fonctionnement du dispositif, ses évolutions récentes, son niveau de déploiement et les avis contrastés des psychologues.
« Mon soutien psy » est un dispositif public qui permet le remboursement de séances chez un psychologue conventionné pour des troubles psychiques légers à modérés, sans prescription médicale préalable.
Un patient peut bénéficier de 12 séances par an dans le cadre du dispositif. Les psychologues doivent être conventionnés avec l’Assurance Maladie pour que les consultations soient prises en charge. Le tarif est fixé à 50 € par séance, sans dépassement d’honoraires possible. Le remboursement est assuré à 60 % par la Sécurité sociale, le complément étant généralement pris en charge par la mutuelle. L’accès au psychologue est désormais direct, sans prescription préalable d’un médecin ou d’une sage-femme.
Ce cadre vise à faciliter un recours rapide aux soins psychologiques dès les premiers signes de mal-être.
Le dispositif s’adresse à toute personne âgée d’au moins 3 ans confrontée à une souffrance psychique, qu’il s’agisse d’anxiété, de troubles du sommeil ou d’épisodes dépressifs légers à modérés.
Le parcours débute par une première séance d’évaluation, réalisée en présentiel, qui permet au psychologue de définir le cadre de la prise en charge. Les séances suivantes peuvent ensuite être réalisées en cabinet ou à distance, en fonction des besoins du patient.
Les psychologues intervenant dans le cadre du dispositif « Mon soutien psy », mis en œuvre par l’Assurance Maladie, sont des professionnels libéraux conventionnés. Leur participation repose sur une démarche volontaire, qui implique le respect des règles du dispositif, notamment en matière de tarification (le tarif fixé de 50 € par séance sans dépassement d’honoraires), de nombre de séances et de modalités de suivi des patients.
Le titre de psychologue étant réglementé en France, ces professionnels doivent être titulaires d’un master (bac +5) en psychologie comportant une formation théorique et pratique (dont un stage professionnel) ou d’une équivalence reconnue par l’Etat et enregistrés auprès des autorités sanitaires. Le dispositif garantit ainsi le recours à des praticiens qualifiés, formés à la prise en charge des troubles psychiques.
Pour intégrer le dispositif après avoir justifié de leur qualification, ils doivent notamment, s’engager utiliser des outils d’évaluation permettant d’assurer un suivi structuré des patients.
La liste des praticiens est mise à disposition des assurés via un annuaire en ligne accessible sur le site ameli.fr, permettant d’identifier les psychologues partenaires sur l’ensemble du territoire.
Tous les psychologues ne sont pas conventionnés, ce qui peut limiter l’offre disponible localement. Le patient doit donc s’assurer que le professionnel consulté participe bien au dispositif pour bénéficier du remboursement des séances.
À la suite des évolutions réglementaires intervenues en 2024 et 2025, le dispositif repose aujourd’hui sur des règles clarifiées.
Les patients peuvent désormais bénéficier de 12 séances par an, contre 8 auparavant. Chaque séance est facturée 50 €, sur la base d’un tarif unique applicable à l’ensemble du territoire.
La prise en charge est assurée à hauteur de 60 % par l’Assurance Maladie obligatoire, le complément étant généralement couvert par les organismes complémentaires. Dans certaines situations, notamment pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, l’assuré peut être dispensé d’avance de frais. Mais le rôle des complémentaires santé reste déterminant, puisqu’elles assurent la prise en charge du ticket modérateur dans la majorité des cas.
Cette structuration vise à limiter le reste à charge et à réduire le renoncement aux soins psychologiques pour des raisons financières.
Les évolutions engagées à partir de 2024 ont marqué un tournant dans le fonctionnement du dispositif.
L’accès direct aux psychologues du dispositif, sans prescription médicale préalable par un médecin ou une sage-femme, est désormais possible. Cette simplification permet aux patients de consulter plus rapidement, sans passer par une étape intermédiaire.
Parallèlement, la revalorisation du tarif des séances à 50 € a contribué à renforcer l’attractivité du dispositif pour les professionnels. Enfin, l’augmentation du nombre de séances remboursées, désormais fixé à 12 par an, a été officialisée par le décret du 13 mai 2025.
Ces différentes mesures traduisent une volonté de rendre le dispositif plus accessible, plus lisible et plus adapté aux besoins des patients.
Depuis son lancement, « Mon soutien psy » connaît une montée en charge progressive. Le nombre de patients accompagnés se compte désormais en centaines de milliers, tandis que plusieurs milliers de psychologues ont rejoint le dispositif.
Cette dynamique s’est particulièrement accélérée à partir de 2024, sous l’effet des évolutions réglementaires. Le profil des bénéficiaires met en évidence une forte représentation des femmes ainsi qu’un recours significatif des jeunes adultes, ce qui reflète une sensibilité accrue de ces publics aux enjeux de santé mentale.
Le dispositif contribue ainsi à structurer une offre de prise en charge psychologique de premier recours, en amont de situations nécessitant un suivi plus spécialisé.
Malgré cette progression, l’adhésion de la profession reste nuancée. Le nombre de psychologues conventionnés a nettement augmenté depuis 2024, mais une part importante des professionnels continue de ne pas participer au dispositif.
Pour certains, « Mon soutien psy » constitue un outil utile pour faciliter l’accès aux soins. Il permet notamment de toucher des patients qui n’auraient pas engagé de démarche en dehors de ce cadre, en raison du coût ou de difficultés d’accès. Il contribue également à favoriser une prise en charge plus précoce des troubles psychiques.
D’autres psychologues expriment cependant des réserves. Le tarif de 50 € est parfois jugé insuffisant au regard des pratiques du secteur libéral et du temps global consacré au suivi des patients. Des critiques portent également sur le cadre du dispositif, notamment la limitation du nombre de séances et les critères d’inclusion, considérés par certains comme trop restrictifs ou insuffisamment adaptés à la diversité des situations cliniques.
Des interrogations sont aussi formulées quant à la qualité du suivi lorsque les besoins du patient dépassent le cadre prévu. Enfin, certaines organisations professionnelles soulignent des enjeux plus structurels, liés à la place du dispositif dans l’organisation globale de la santé mentale.
Ces positions reflètent un débat toujours en cours au sein de la profession, entre volonté d’élargir l’accès aux soins et préoccupations relatives aux conditions d’exercice. Cette situation explique en partie pourquoi tous les psychologues ne sont pas conventionnés dans le cadre du dispositif « Mon soutien psy ».
Malgré sa montée en puissance, « Mon soutien psy » reste encore relativement peu identifié par une partie de la population.
Les freins à la consultation demeurent multiples : persistance de représentations négatives, difficulté à reconnaître son propre mal-être ou perception d’un coût élevé, en dépit de la prise en charge existante.
Afin d’améliorer la visibilité du dispositif, les pouvoirs publics ont engagé des actions de communication visant à encourager le recours aux soins dès les premiers signes de souffrance psychique.
« Mon soutien psy » s’inscrit dans un ensemble plus large de dispositifs dédiés à la santé mentale. Il coexiste notamment avec « Santé Psy Étudiant », qui permet aux étudiants de bénéficier d’un accompagnement spécifique, ainsi qu’avec les structures publiques telles que les centres médico-psychologiques.
Le dispositif n’a pas vocation à couvrir les situations les plus complexes, qui relèvent d’une prise en charge spécialisée, mais à intervenir en amont dans une logique de prévention.
Au-delà de ses modalités pratiques, « Mon soutien psy » répond à un objectif de santé publique clairement identifié : favoriser une intervention précoce afin de limiter l’aggravation des troubles psychiques.
En facilitant l’accès à un psychologue dès les premiers signes de mal-être, il contribue à structurer un parcours de soins plus accessible et plus gradué, en cohérence avec les orientations des politiques publiques en matière de santé mentale.
À mesure que le dispositif poursuit son déploiement, son appropriation par les professionnels et sa visibilité auprès du grand public constitueront des facteurs déterminants pour son efficacité à long terme.
Combien de séances sont remboursées avec « Mon soutien psy » ?
Le dispositif permet de bénéficier de douze séances par an, au tarif de 50 € chacune, avec une prise en charge par l’Assurance Maladie et la complémentaire santé.
Faut-il une ordonnance pour consulter un psychologue du dispositif « Mon soutien psy » ?
Non. L’accès direct aux psychologues conventionnés est possible sans prescription médicale préalable.
Comment trouver un psychologue conventionné « Mon soutien psy » ?
L’Assurance Maladie met à la disposition des assurés un annuaire en ligne : Recherche de psychologues | CNAM
Quelle différence entre un psychologue et un psychiatre ?
Le psychologue et le psychiatre interviennent tous deux dans la prise en charge de la santé mentale, mais leur formation et leur cadre d’exercice diffèrent.
Le psychologue est titulaire d’un diplôme universitaire en psychologie. Il propose un accompagnement basé sur l’écoute, l’analyse et des approches thérapeutiques adaptées aux troubles psychiques, notamment d’intensité légère à modérée.
Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie. À ce titre, il peut poser un diagnostic médical, prescrire des médicaments et prendre en charge des troubles plus sévères ou complexes.
En pratique, les approches peuvent être complémentaires. Ils peuvent tous deux proposer un suivi thérapeutique et travailler en coordination, en fonction des besoins du patient.
Les consultations chez un psychiatre sont-elles concernées par « Mon soutien psy » ?
Non. Les psychiatres ne relèvent pas du dispositif « Mon soutien psy ». En tant que médecins spécialistes, leurs consultations sont remboursées par l’Assurance Maladie dans le cadre habituel du parcours de soins, indépendamment de ce dispositif.
Sources et références :
Ministère de la Santé – politique de santé mentale
Publié le 24/04/2026Burn-out et gestion du stress des soignants à l’hôpital
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