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Le Généraliste : Comment booster votre retraite ?

Revenus : Quelle stratégie pour booster votre retraite ?

 

Malgré le sauvetage de l'ASV, effectif au 1er janvier, les retraites des médecins vont de toute façon baisser. Madelin, assurance-vie, PERP, PERCO, Prefon... Derrière ces appellations se cachent des stratégies de placements auxquelles les praticiens doivent absolument se familiariser s'ils veulent anticiper la modestie des taux de remplacement qui leur seront servis. Comment choisir les différentes options ? Faut-il les associer ? Quand se décider ? Et comment faire évoluer ses arbitrages ? Réponses impératives pour bénéficier de revenus garantis jusqu'à ses vieux jours.

 

On peut retourner la question dans tous les sens. À l'heure du départ en retraite, sera-t-il progressif ou non avec les nouvelles possibilités de cumul retraite-activité libérale, les allocations des régimes obligatoires des médecins libéraux (régime de base + RCV + ASV) sont loin de garantir aux retraités des revenus proches de leurs revenus d'activité. Actuellement, la moyenne des retraites servies par la CARMF représente à peine 40 % du revenu moyen du médecin libéral. Si chaque situation est différente, notamment selon que les revenus d'activités sont plus ou moins élevés, on peut estimer que les allocations des régimes obligatoires versées aux médecins à la retraite sont équivalentes à une fourchette allant de 20 à 50 % des derniers revenus d'activité.

 

Au regard du contexte démographique de la profession de médecins, du mouvement d'allongement de la période de cotisation et l'avenir incertain du régime de l'ASV, la tendance est à une diminution des rentes versées par le système obligatoire. Si, au plan collectif, des combats et des chantiers doivent encore être menés, des décisions importantes sont à prendre à la lumière de ce contexte à titre individuel.

 

 

À quel âge se préoccuper de sa retraite ?

Le plus tôt possible... mais encore ? « Entre les jeunes médecins qui signent trop rapidement des contrats non adaptés à leur fiscalité ou des médecins arrivés à l’âge de 50 ans qui n'ont encore pris aucune mesure pour se construire une retraite complémentaire, toutes les situations sont possibles », décrit le Dr Bruno Gaudeau, président de Groupe Pasteur Mutualité. En fait, la question n'est pas « A quel âge s'en occuper ? », mais « Tous les combien faut-il se repencher sur la question ? ». Car il ne suffit pas d'avoir signé un contrat à 30 ans pour être protége à l'âge de la retraite. « Si les montants d'épargne n'ont pas été révisés à la hausse, si les options ne permettent pas de protéger sa famille, si le suivi de la gestion des fonds choisis n'est pas régulier... les déceptions risquent d'être au rendez-vous. Trouver une demi-journée tous les 3 ou 4 ans pour faire le point sur sa situation personnelle et professionnelle devrait être un réflexe automatique », poursuit-il.

 

 

L'équation à laquelle doit répondre une stratégie de préparation à la retraite n'est pas simple : comment s'aménager des revenus futurs tout en ne mangeant pas trop sur les actuels, en bénéficiant des possibilités de défiscalisation mais tout en conservant une épargne disponible ? La question de la protection du conjoint est un point important pour les médecins dont le conjoint a eu un parcours professionnel discontinu. Il est alors indispensable de choisir des contrats avec des options de sortie qui comprennent la possibilité d'une rente de réversion, le versement d'annuités garanties ou encore une rente dépendance. Le choix des options de sortie se fait à la liquidation du contrat mais elles doivent être prévus dans le contrat signé.

 

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Barabara Pasquier, Le Généraliste, 2 novembre 2011

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